De nouvelles victimes en Iran après les derniers raids américains. Téhéran rapporte que sept militaires de la 388e Brigade ont été tués et plusieurs autres blessés lors de l'attaque contre une base de Bampour, dans le sud-est du pays. Selon l'armée iranienne, treize missiles ont frappé la garnison ciblant des logements, des postes de garde et d'autres structures de la caserne. Dans une note diffusée par l'agence Tasnim, les forces armées parlent d'une "agression vile" et assurent que la réponse viendra "au moment opportun".
Sur le plan politique, Donald Trump a fait marche arrière sur l'hypothèse d'imposer un péage de 20% aux navires en transit dans le détroit d'Hormuz. Le président américain a expliqué que la mesure sera remplacée par des accords commerciaux et des investissements des pays du Golfe aux États-Unis. En revanche, le blocus des navires à destination des ports iraniens ou impliqués dans le commerce avec Téhéran reste confirmé.
La République islamique continue cependant d'affirmer que le trafic dans le détroit est de fait arrêté et réitère que Hormuz restera fermé jusqu'à la cessation des attaques américaines. Entre-temps, Trump a relancé la pression sur Téhéran, menaçant de nouveaux bombardements contre des centrales électriques, des ponts et d'autres cibles stratégiques si un accord sur le programme nucléaire n'est pas atteint.
Parmi les nouveautés de la journée, la confirmation, par des sources israéliennes citées par Reuters, de la visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu aux États-Unis prévue pour samedi. Selon des indiscrétions publiées par Axios, le président américain aurait également invité Israël à entamer le retrait de ses troupes de Syrie et du Liban pour éviter une extension supplémentaire du conflit.
Les autorités iraniennes ont enfin annoncé l'exécution d'un homme condamné pour les attaques contre des bâtiments publics lors des manifestations de janvier dernier dans la province d'Ispahan, tandis que la Chine, intervenant au Conseil de sécurité de l'ONU, a accusé Washington de pousser le Moyen-Orient "au bord d'un précipice dangereux" avec la poursuite des opérations militaires.
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